Parcourir ce sujet:
1 Utilisateur(s) anonymes
|
|
Re: Le journal de Tafraout |
|
|---|---|---|
|
Semi pro
![]()
Inscrit:
12/08/2009 16:05 De Adad Tafraout Tanger Casa
Groupe:
Utilisateurs enregistrés Post(s): 92
Niveau : 8; EXP : 57
HP : 0 / 189 MP : 30 / 595 ![]() |
Slam n'Rbbi fellawn,
Recherche des articles sur Tafraout: www.libe.ma/search/Tafraout Opération organisée par des étudiants de la capitale du Souss : «Ensemble pour les livres de solidarité» Des livres pour les élèves ruraux démunis. Les étudiants du Master professionnel en tourisme et communication de la Faculté des lettres et sciences humaines relevant de l’Université Ibn Zohr d’Agadir, en partenariat avec l’Association AIDICO d’Anbdour opérant dans la région de Tafraout, ont organisé une opération de collecte de livres au bénéfice des élèves démunis, scolarisés dans les écoles des régions montagneuses de Tafraout. Placée sous le thème «Les livres de solidarité 2009 », l’opération a eu lieu pendant les 19, 20 et 21 novembre courant à la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir. L’exposition « Livres de solidarité » s’est déroulée en présence de plusieurs invités, notamment le président de l’Université, la directrice de l’Institut français d’Agadir et des responsables des associations de développement. Pendant ces trois jours, des ateliers ont été programmés, dont celui de « Lecture pour enfant » animé par Mme Khadija Rajy, ainsi que d’autres visant la sensibilisation des visiteurs, surtout les enfants au rôle primordial de la solidarité comme valeur culturelle devant être intégrée dans l’approche du développement social. Selon l’étudiant en Master tourisme, Abderrahim Amri, membre du comité d’organisation, le but de cette opération est de « mettre à la disposition des écoliers relevant des établissements scolaires des zones rurales enclavées cet outil d’apprentissage pédagogique et de culture générale. Par cette action, nous comptons leur inculquer la passion de lire. Nous avons pour objectif de les inciter à s’imprégner de la culture de la lecture». Beaucoup d’ouvrages, une fois lus, sont souvent rangés dans les greniers des maisons où ils moisissent inutilement. Par le simple geste de les retirer et les dépoussiérer, on pourra leur donner « une seconde vie » en les offrant gracieusement aux écoliers aux familles nécessiteuses », ajoute-t-il. Appel donc aux bonnes volontés. La campagne de collecte durera jusqu’au 30 novembre et les lots de dons ainsi recueillis seront distribués aux bénéficiaires suite à un « voyage solidaire » qui sera entrepris à destination de Tafraout les 2 et 3 décembre prochain, selon le comité organisateur. Les initiateurs de cette louable initiative, parient, nous confient-ils, sur un net succès de leur démarche, surtout qu’elle a pu d’emblée solliciter l’engagement de nombreux sponsors institutionnels et privés, grâce à son caractère caritatif, solidaire et humain.. Contact : Pour apporter vos contributions appelez : Abderrahim Amri-Khadija Youssoufi Tél :067.024.11.65 pourtamazirt@gmail.com Lundi 23 Novembre 2009 IDRISS OUCHAGOUR
Contribution le : 10/02 12:20:21
|
|
|
_________________
Gatak zund idudan cherkat tidikelt |
||
|
||
|
|
Re: Le journal de Tafraout |
|
|---|---|---|
|
Semi pro
![]()
Inscrit:
12/08/2009 16:05 De Adad Tafraout Tanger Casa
Groupe:
Utilisateurs enregistrés Post(s): 92
Niveau : 8; EXP : 57
HP : 0 / 189 MP : 30 / 595 ![]() |
Slam n'Rbbi fellawn,
Une demande d’exploitation d’une nouvelle carrière à Awmrakt inquiète les habitants de Tafraout : Le granit de la discorde Le dépôt tout récemment, auprès du conseil municipal de Tafraout, d’une requête pour l’obtention du permis d’ouverture d’une nouvelle carrière de granit au lieu dit Awmrakt, à quelques encablures de la ville, inquiète les habitants. Ces derniers redoutent que les services compétents avalisent cette demande dans les prochains jours. « Si cela venait à se réaliser, la carrière serait implantée encore tout près du village de Doutlzought», nous explique-t-on du côté de la municipalité. Ce n’est pas la première fois que le granit d’Awmarkt attise les convoitises des vendeurs de marbre. Deux autres carrières ont été auparavant ouvertes dans le site. Mais les travaux y sont à l’arrêt pour le moment. Les riverains, en l’occurrence les Idrraben, pour avoir pâti de la promiscuité de ces «chantiers incommodants», craignent de revivre la même galère, en cas d’approbation des autorités concernées. «Des nuisances sonores ininterrompues produites par les insupportables vrombissements des marteaux-piqueurs et des nuages de poussières lourdes et suffocantes qui pollueront l’atmosphère et la végétation …Tout cela, nous devrons le supporter encore!». Mais pas seulement! L’usage massif des explosifs par les exploitants des deux carrières fermées, a déjà provoqué des fissurations dans toutes les habitations des villageois. «On imagine du coup ce que deviendront nos maisons, du fait que le lieu prévu pour la nouvelle carrière est dans le voisinage immédiat», s’alarme un Adrrab. Outre ces habitants qui auront à subir directement ces désagréments si l’exploitation de ce projet d’extraction de granit est acquise, les opérateurs touristiques de la ville ne cachent pas, eux aussi, leur appréhension. L’endroit choisi ayant une vocation et une valeur touristiques pour la région. C’est un lieu de promenade pédestre par excellence en raison des configurations attrayantes qu’offrent les montagnes surplombant Awmrakt. Ouvrir une autre carrière équivaut, selon ces opérateurs, à un «acte de vandalisme» qui portera atteinte à un patrimoine naturel qui constitue un grand atout dont s’enorgueillit la ville de Tafraout. Il suffit de savoir que le site avait même inspiré le réalisateur américain, Robert Dalva, en 1983, qui est venu y tourner la dernière partie de son film, «The Black Stallion Returns » (Le retour de l’étalon noir). De ce fait, les habitants de Doutlzought et les opérateurs dans le secteur touristique lancent un cri d’alarme à l’adresse des responsables compétents afin de ne pas octroyer d’autorisation pour l’ouverture de la carrière incriminée. Ils mettent en avant les dispositions de la loi régissant l’exploitation des carrières, en l’occurrence la loi 08-01, qui sont très explicites à ce sujet. Cette loi réglementant l’activité en question, proscrit en effet la délivrance de permis d’exploitation, en cas de péril mettant en danger l’environnement, l’hygiène, la sécurité des habitations ou portant tout simplement atteinte à l’intérêt collectif des habitants. A voir tous les préjudices infligés à la nature et aux riverains des deux autres carrières d’Awmrakt, heureusement aujourd’hui en cessation d’activité, on est vraiment à se demander quelle inadvertance s’est emparée des responsables, pour permettre un aussi odieux ravage. On se demande d’ailleurs comment ces mêmes responsables, après l’arrêt de ces carrières, ont toléré que les excavations sauvages et qui jurent encore aujourd’hui comme des furoncles au milieu du paysage féerique, soient abandonnées sans aménagement des lieux. Ceci, alors que les cahiers des charges réglementant les conditions d’exploitation de ces carrières stipulent clairement que les exploitants sont tenus, au terme de leurs activités, de remettre en l’état originel et de replanter ces espaces. Au moment où Tafraout se mobilise pour acquérir le statut du pays d’accueil touristique (PAT), les atteintes à son patrimoine naturel qui est sa richesse et son atout dans l’enjeu touristique et économique, ne répond pas vraiment à cette ambition. Aussi, est-il plus que jamais urgent de protéger ces produits naturels inestimables. De ce fait, l’interdiction de tout projet de carrière dans le site d’Awmrakt, doit être décrété. Il faut aussi redonner à ce dernier son intégrité et sa beauté d’antan. Par le remblaiement de ces gouffres creusés et abandonnés sur les lieux d’installation des carrières délaissées et la remise en l’état de ces espaces de manière à les intégrer dans le milieu naturel. Lundi 1 Mars 2010 IDRISS OUCHAGOUR Source : http://www.libe.ma
Contribution le : 22/03 18:05:45
|
|
|
_________________
Gatak zund idudan cherkat tidikelt |
||
|
||
|
|
Re: Le journal de Tafraout |
|
|---|---|---|
|
Semi pro
![]()
Inscrit:
12/08/2009 16:05 De Adad Tafraout Tanger Casa
Groupe:
Utilisateurs enregistrés Post(s): 92
Niveau : 8; EXP : 57
HP : 0 / 189 MP : 30 / 595 ![]() |
Réhabilitation des amandiers à Tafraout : Les associations de développement local perdent la bataille
Taghaout, dans la commune de Tassrirt. Sur les larges versants de la montagne surplombant le douar, l’association opérant dans le développement local du village a mené, il y a quelques années, l’un des plus grands projets de plantation d’amandiers dans la région. Près d’un millier de jeunes arbres sont plantés. Nous avons réalisé un décomptage sur le terrain qui a révélé que, seulement quelques dizaines tiennent ! Le reste des plants étant carrément grillé ! «Une cuisante déculottée!», se contente d’avouer un responsable de l’association en parcourant des yeux, du haut d’une petite colline limitrophe, la vaste étendue cultivée d’amandiers. L’Association des Aït Taghaout n’est pas la seule à ne pas réussir ce «challenge» agricole. En l’espace de trois ans, plus de vingt autres structures du genre ayant pour vocation le développement local des villages des communes de Tassrirt, Tahala, Aît Ouafka et Tarswat, se sont lancées dans la culture d’amandiers. Et ce, dans le cadre du projet dit de «réhabilitation de l’amanderaie de Tafraout» dont la réalisation s’est étalée sur la période 1997-1999. Programme lancé par la direction provincial de l’agriculture, pour pallier la grave «déprédation» infligée au patrimoine arboricole local estimé à 5500 ha, à cause des sécheresses qui se sont abattues sur la région. L’initiateur du projet est ainsi conscient de l’enjeu que présentait cette activité agricole dans l’économie des populations, sachant que l’amanderaie locale occupait plus de 72% des terrains dédiés à l’arboriculture dans la région. Selon une source proche du Centre des travaux agricoles de Tafraout, globalement, plus de 120.000 plants sont distribués à ces associations. Lesquelles les ont distribués aux fellahs des différentes régions, pendant la période du projet de réhabilitation. Actuellement, le résultat obtenu est affligeant ! «Pas plus d’un lot de 400 à 600 arbres subsistent!», nous informe, dépité, le président d’une association qui suit l’évolution du projet. Comment on en est arrivé là ? Les paysans imputent en grande partie la responsabilité du maigre bilan aux associations ayant pris en main le projet, sans s’être engagées à fond. Comme nous l’explique cet agriculteur : «Les associations se sont limitées dans leurs actions à jouer le rôle de médiateurs passifs entre le Centre des travaux agricoles et les fellahs, avant de disparaître dans la nature en nous lâchant». Or, selon les arboricultures ciblées, ces entités de la société civile se sont bien engagées en tant que partenaires de l’Etat dans ce projet. Un statut, ajoutent-ils, qui exige d’elles d’accompagner le projet pour garantir sa réussite. Sachant que les paysans, tout pauvres qu’ils sont, ne peuvent mener à bien le projet tout seuls. Premier défi pour les bénéficiaires, la question de l’eau d'irrigation. La rareté de cette source étant une difficulté dont souffre la région d’une manière structurelle. Le résultat ne s’est pas fait attendre : 80% des jeunes arbres plantés sont calcinés. «Que voulez-vous qu’on fasse! Quand vous avez sur les bras des milliers de jeunes amandiers et que vous êtes dépourvu de moyens pour mobiliser les eaux d’irrigation? C’est tout simplement laisser ses plants mourir au soleil ! On avait le choix!», s’exclame avec rage un fellah du village de Tarswat. Les attaques des sangliers viennent porter un autre coup dur au projet. Les centaines de groins fouineurs qui squattent le voisinage des villages, ont pillé, selon des estimations des arboriculteurs, près de 15% des plants. Un problème que subissent les agriculteurs de la région sans exception. Là aussi, les bénéficiaires en veulent aux associations partenaires de n’avoir rien fait pour les aider à protéger leurs terrains plantés contre les razzias occasionnées par ces suidés. D’autre part, l’exode rural vers les centres urbains, vient s’ajouter aux autres difficultés. C’est une donne handicapante pour le projet de réhabilitation. Commencé vers le début du siècle précédent, ce phénomène a fini par vider les campagnes en touchant en grande partie les jeunes du milieu rural. Les envois d’argent par leur progéniture vivant dans les villes, aux fellahs âgés n’encouragent guère ces derniers à un meilleur rendement de l’activité arboricole, pour céder la place à la démobilisation générale dans leurs rangs. On a même vu des bénéficiaires tourner le dos à leurs parcelles plantées, même dans les zones irriguées. Voilà, somme toute, ce qui a fait que le projet de la «réhabilitation de l’amanderaie de Tafraout» échoue sans pouvoir atteindre les objectifs tracés. En engloutissant une énorme partie des deniers publics (acquisition des plants payés entre 15 et 25 DH, transport, les produits phytosanitaires et autres pesticides octroyés aux associations, etc). Entre-temps, l’amanderaie locale subit une dégradation permanente. Outre la sécheresse, une grande partie est dernièrement attaquée par des maladies, en l’absence de traitement. La production locale, qui approvisionnait les souks de la région du Souss, s’en est ressentie. Aujourd’hui, elle peine même à satisfaire les besoins des habitants ! Pourtant, les décideurs publics ne baissent pas les bras : «Il faut coûte que coûte restituer à Tafraout sa notoriété d’antan de région productrice d’amandes». Ils décident de revenir alors en charge à travers le Plan Vert Maroc qui se réclame d’une nouvelle approche. Plus ambitieuse. Puisqu’elle vise à réhabiliter toute la filière de l’amandier, avec des moyens financiers et techniques conséquents. Entretien avec Abdelkrim Belhafyen, chef de service à la Direction de l’agriculture de Tiznit : «Le Plan Maroc Vert garantit la réussite du projet amandier» Libération : Que prévoit le Plan Vert Maroc en termes de nouvelles plantations des amandiers dans la région ? Abdelkrim Belhafyen : Je voudrais d’abord rappeler que l’action du Plan Vert touchera globalement une superficie de 6.000ha, dont 5500 ha concernent l’amanderaie déjà existante, qui sera réhabilitée. C’est le reste donc, à savoir 500 ha, qui sera planté par les amandiers. Le projet se décline sur plusieurs années. Et cette année, nous allons planter 200ha. Pour les superficies déjà peuplées d’amandiers, le Plan Vert assurera l’entretien de 150ha. Quant à l’emplacement des nouveaux plants, une superficie de 14ha est déjà aménagée près du village d’Aguerd Oudad, dans la municipalité de Tafraout. Elle a été plantée à l’occasion du Festival des amandiers. C’est le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, lui-même, qui a inauguré cette opération. Pour les 536ha restants, ils seront répartis inégalement sur les communes d’Aît Ouafka, Tassrirt, Tarswat et Anzi. Voulez-vous nous donner une idée sur les moyens financiers mobilisés par le Plan Vert à cet effet ? Il s’agit d’un montant de 6 MDH. En plus d’une autre enveloppe accordée par le Fonds de développement rural, destinée à la mobilisation des eaux souterraines d’irrigation. Je pense que c’est la première fois que la culture de l’amandier bénéficiera d’un aussi important budget. Qui concerne, il faut le souligner, le coût de la réhabilitation de toute la filière de l’amandier, de la plantation à la commercialisation. Le problème de la sécheresse structurelle dans la région constitue toujours le grand défi à relever pour la culture des amandiers. Comment le Plan Vert compte-t-il aplanir cette difficulté ? Il faut souligner que cette problématique de rareté d’eau qui est une donne structurelle, comme vous dites, est le grand handicap que compte surmonter le Plan Vert en priorité. Et ce, par une mobilisation assurée des eaux d’irrigation. Il s’agit d’abord, dans le cadre de la mobilisation des eaux souterraines de réaliser près de 25 forages (dits sondages de reconnaissance) d’eau pour la transformation d’une dizaine d’entre eux en sources d’irrigation. 4 sont déjà opérés et ont donné des résultats souhaités (débits de 2 à 6 l/s). Deux sont réalisés à Ammelne, un dans la commune d’Afla Ighir et un autre dans celle de Tahala. Pour ce qui est de la mobilisation des eaux superficielles, nous avons identifié au niveau de notre administration, les sites devant abriter deux barrages collinaires. Sachant que des études de faisabilité de ces ouvrages de rétention des eaux pluviales dans ces lieux, doivent se faire par les services compétents. Les emplacements suggérés pour leur réalisation sont les sites de Tizirt, de la commune de Tassrirt et celui de Sidi Aâkoub, dans la vallée des Ammelnes. Ces deux ouvrages permettront de retenir un peu plus d’un million de m3 d’eau. Ce sont les superficies plantées, notamment à Awmrakt, ainsi que la palmeraie de Tafraout qui en bénéficieront. Sur le terrain, le PVM peut buter sur d’autres difficultés. On cite par exemple, le fait que les fellahs de la région sont peu organisés en coopératives; le problème de l’émigration des populations vers les centres urbains ou entre celui des structures foncières des terrains. C’est vrai que tout cela existe. Pour ce qui est du manque d’organisation des paysans en entités représentatives telles les coopératives, le PVM en est très conscient. De ce fait, une action dans ce sens est prévue pour remédier à ce déficit. Pour ce qui est de l’exode rural, qui est certes un grand problème, le Plan Vert ambitionne justement de retenir les paysans sur place. Quant à la nature du foncier, celle-ci reste très complexe à résoudre. Je fais allusion à l’expérience de remembrement des terrains menée à Aît Ouafka depuis des années, sans jamais aboutir. Mais concernant notre projet, nous allons tout simplement choisir des grandes parcelles à planter, et chaque fellah bénéficiera des arbres se trouvant dans ses parcelles. Ainsi, la stratégie du PMV, permettra certainement de surmonter ces handicaps. L’autre initiative du Plan, est que les superficies plantées vont être confiées pendant deux ans à des entreprises agricoles spécialisées dans le cadre de marchés publics, qui s’occuperont de leur irrigation et entretien. Après, les terrains seront remis aux fellahs des villages, clef en main. Donc, le succès est sans doute assuré. Quid de la dernière phase de la filière, à savoir la mise en valeur de la production et sa commercialisation ? D’abord nous espérons à la fin du projet parvenir à améliorer le rendement en amandiers quantitativement, c’est-à-dire, passer de 0,5 kg par arbre à 2 ou 3 kg. Autrement dit, nous ambitionnons deux quintaux d’amandes par hectare. Il y aura, comme prévu, la mise en place de trois unités de décortication du fruit et son conditionnement. Les produits finis seront acheminés vers les coopératives de collecte qui seront appelées à s’organiser en «groupements d’intérêt économique» : Des organismes qui auront un statut en quelque sorte similaire à celui de l’agrégateur agricole. Le PMV prévoit enfin des actions pour aider les agriculteurs à mettre leurs produits dans les circuits de commercialisation. Mercredi 24 Mars 2010 ENTRETIEN REALISE PAR I.O. Source : http://www.libe.ma
Contribution le : 24/03 12:28:51
|
|
|
_________________
Gatak zund idudan cherkat tidikelt |
||
|
||
|
|
Re: Le journal de Tafraout |
|
|---|---|---|
|
Semi pro
![]()
Inscrit:
12/08/2009 16:05 De Adad Tafraout Tanger Casa
Groupe:
Utilisateurs enregistrés Post(s): 92
Niveau : 8; EXP : 57
HP : 0 / 189 MP : 30 / 595 ![]() |
Slam n'Rbbi fellawn,
Erosion, vieillissement, absence de restauration : La lente décrépitude du patrimoine rural de Tafraout Village d’Aguechtim, dans la vallée des Ammelnes. Dans ce petit hameau perdu entre les abruptes falaises du Jbel Elkasst, nous avions repéré, il y a quelques années, l’une des plus vieilles maisons datant du milieu du XVIIe, et joyau de l’architecture traditionnelle rurale, dans la région. A notre retour au douar dans le but de la prendre en photo pour les besoins de ce reportage, nous l’avons trouvée réduite en un fatras de pierres et troncs de palmiers de sa charpente en bois. Malheureusement, ce n’est pas la seule bâtisse mettant en avant les caractéristiques de l’architecture traditionnelle locale qui a enduré cette affligeante érosion, dans la région. La chose tend désormais à prendre l’aspect d’un phénomène visant ce patrimoine ancestral. Il suffit de savoir que dans un espace représentatif, comportant 28 villages des Ammelnes et de Tafraout où nous avions mené nos investigations, puisqu’il «truste» la plus grande concentration de ce patrimoine quant à sa répartition territoriale dans la région, le constat de l’étendue des démolitions subies est frappant. En l’espace d’un lustre, près de 52 bâtisses du genre sont tombées en ruine. Avec un pic enregistré en 2009 et 2010, où, malgré la courte période, 47 maisons se sont écroulées. Premier facteur incriminé, dans cet état de fait, bien entendu, la vulnérabilité du bâti qui commence à céder sous le poids de l’âge qui, selon Da Aâbdouyidir, un nonagénaire du village d’Imintizght, atteint bien aujourd’hui, dans l’ensemble, entre cent, et deux cent cinquante ans, dans le meilleur des cas. Le manque d’entretien de ce patrimoine a fortement contribué à précipiter le processus des destructions. Et cela s’explique par l’«effritement» des structures traditionnelles d’organisation sociales des habitants. Cet éclatement familial a, du coup, provoqué l’abandon des demeures parentales, une fois les ascendants décédés, pour de nouvelles bâtisses modernes individuelles, «plus confortables», nous expliquent les villageois. Sur ce, vient s’interférer cet autre «acharnement» sur ces joyaux architecturaux, de la part des propriétaires, afin de les remplacer par des ouvrages en béton armé. Un état de fait très souvent dicté par l’exiguïté des espaces bâtissables, notamment dans les zones montagneuses escarpées, et qui est, du reste, accentué, ces derniers temps, par cette tendance de la diaspora établie dans les villes, à retourner construire au village natal. Toutefois, ce sont les dernières intempéries qu’a connues la région ces deux dernières années qui ont assombri davantage le tableau. Un comptage fait par nos soins, toujours dans le périmètre indiqué, juste entre le mois de novembre 2009 et février 2010, montre que 34 beaux ouvrages sont irrémédiablement réduits en ruine par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région. C’est dire le regrettable gâchis ! D’autant plus que, de mémoire d’habitant, jamais un si grand pan de ce patrimoine bâti ne s’est éclipsé d’une manière aussi subite, s’alarme Da Aâbdouyidir. Dorénavant, le peu de vieilles bâtisses à caractère patrimonial qui résistent encore aux outrages du temps, «se comptent sur les doigts». A voir leurs localisations, on les trouve particulièrement dans les villages de la vallée des Ammelnes, les douars de la municipalité de Tafraout et, dans une moindre mesure, dans ceux de la commune d’Afella Ighir. A Tahala et dans les communes alentours, Tarsswat, Aît Ouafka et Tassrirt, elles se font très rares, voire inexistantes. L’état «physique» de ces «survivances» patrimoniales ne paye pas mine. Vétustes, sans entretien. La plupart d’entre elles menacent ruine. Le reste de cet héritage, seul support mémoriel /vestige de toute une culture architecturale spécifique, est ainsi voué à la disparition si rien n’est fait pour le sauvegarder. Comment donc relever le défi dans un contexte aussi «hostile»? Pour Ahmed Rakbi, professeur à l’Université d’Ibn Zohr d’Agadir, la première action urgente à entreprendre doit s’inscrire dans une approche de sensibilisation. D’abord, celle des populations locales, quant à l’importance de leur identité architecturale et des richesses culturelles qu’il recèle. Il faut aussi, selon lui, dans le souci d’une action prospective, étendre cette démarche aux écoles en introduisant des thèmes ayant trait généralement à ce patrimoine et aux problématiques relatives à sa réhabilitation et préservation, dans les programmes scolaires. L’intégration de ce précieux legs dans le processus de développement durable local s’impose d’ailleurs comme une solution à la «question patrimoniale». Les enjeux touristiques et économiques que peut susciter la valorisation de ce dernier sont très porteurs, d’autant plus que cela assurera le processus de sa pérennité. Mais tant qu’une législation pour interdire la destruction, jusque-là impunie, de cette vulnérable «mémoire collective», n’est pas mise en place, une grande partie de celle-ci, risque de disparaître au détriment des ouvrages en béton armé. Une architecture originale L’architecture des vieilles maisons dans la région de Tafraout est très typique d’un modèle collectif de construction originale. Bâties en pierre et la terre crue avec une robuste charpente en bois, le premier élément extérieur saillant de ces ouvrages traditionnels, c’est l’entrée. Elle est faite d’un portail assez grand en bois sculpté de motifs divers, souvent placé au milieu du mur chaulé de la façade. Deux poutres verticales encadrent la porte et montent jusqu’au niveau du toit. En haut, le cadre ainsi délimité, comporte une petite fenêtre à l’image d’une meurtrière (Tarriht), et est paré de motifs, faits de pierres en morceaux d’ardoise finement taillés, agencées en figures géométriques, tantôt rectangulaires, tantôt carrées ou encore en forme de chevron. Dans les angles des coins du muret entourant le toit, sont dressées en ornementation de longues tablettes d’ardoises (Tikfafine). Une fois le seuil de la porte franchi, on est accueilli dans une sorte de vestibule (Aghegoumi). La première impression qu’on ressent est le manque de luminosité en raison de l’étroitesse des fenêtres. Par contre, on s’aperçoit d’emblée que l’aménagement de l’intérieur est disposé autour d’un préau (puits de lumière) qui s’élève jusqu’au toit. La structure du rez-de-chaussée, d’où montent les escaliers (en pente raide sans marches), est totalement dédiée au bétail. Au premier étage, sont agencés, cuisine, chambre personnelle du « maître de la maison » peu éclairée par la « meurtrière » de la façade, une chambre pour ablutions (Lmyidi) et un espace qui remplit la fonction de dépôt pour vivres (Lastwan ou Ahanou). Alors que le deuxième étage est réservé aux hôtes (Tamssriyt). Au niveau de la terrasse, on se contente d’un simple abri (Awlaf) investi pendant les nuits d’été pour dormir. Toutefois, s’il s’agit là d’une généralisation de l’organisation intérieure des antiques demeures de la région, des modifications sont pourtant souvent opérées selon les besoins dictés par d’autres fonctions données à ces espaces habités. Sans pour autant porter préjudice aux affinités communes basiques. Il faut savoir que, anthropologiquement, la conception de cette spécificité architecturale n’est pas assujettie uniquement aux simples exigences techniques de construction. Loin de cette seule logique physique, d’autres considérations, aux accents religieux et superstitieux entrent en ligne pour forger et donner âme à cette identité architecturale. On souligne enfin que géographiquement, « l’aire » d’adoption de ce style architectural est bien délimitée : elle s’étend d’Idaoubaâkil à la lisière d’Anzi, jusqu’à Aît Ihya dans le massif de Tanalt (Chtouka Aît Baha), en passant par Idaousmlal, Tafraout, Ammelnes, Aît Ouafka et Tassrirt. Entretien avec Mohamed Jabir, président de l'Association de bienfaisance d'Idaousmlal, province de Tiznit : “La mobilisation de tout le monde est nécessaire” L'Association de bienfaisance d'Idaousmlal, consciente de l'état de dégradation dans lequel se trouve le patrimoine architectural local de Tafraout et Idaousmlal, décide de sonner le tocsin. Et ce, à travers l'organisation de sa 1ère Rencontre printanière qu'elle consacre à ce sujet. C'est l'occasion aussi de lancer un appel aux acteurs publics et associatifs, pour une prise de conscience collective des spécificités architecturales de la région, et les richesses patrimoniales que véhicule cet héritage séculaire dénotant un savoir-faire traditionnel remarquable qu'il importe de mettre en valeur. Une initiative à marquer d'une pierre blanche. Libé: Comment jugez-vous de la pertinence de cette manifestation consacrée au patrimoine architectural traditionnel? Mohamed Jabir: La première Rencontre printanière d'Idaousmlal sur le patrimoine architectural du Souss, intervient dans un contexte où le « béton » commence à envahir sans cesse nos espaces ruraux. Ainsi, dans nos campagnes les plus reculées qu'on croyait jusque-là épargnées, on est agressé, ici et là, par des monstru osités en béton qui se dressent au beau milieu des anciens villages. Exhibant des architectures sans harmonie structurelle, ni esthétique, en porte-à-faux avec le décor ambiant fait de belles bâtisses rustiques en pierres et terre. D'autre part, on constate que les anciennes maisons dont les constructions et les façades présentent des aspects architecturaux dignes d'être préservés, subissent sans cesse des démolitions. A cause des intempéries et de l'usure du temps. Partant de ce constat, notre association a décidé à travers l'organisation de sa 1ère rencontre Printanière d'Idaousmlal, d’attirer l'attention sur cette partie de notre mémoire qui s’estompe. A travers cette manifestation, à qui est censé s’adresser votre message ? Nous interpellons d'abord les autorités qui doivent se rendre compte de cette triste réalité. Leur rôle dans l'action de sa conservation et l'aménagement architectural des territoires ruraux est indéniable. Ensuite, les élus, en vertu des attributions que leur confèrent leurs responsabilités dans les conseils communaux. D'autant que leur influeuce sur les décisions d'élaboration des plans d'aménagement à long terme, entre autres, les configurations architecturales de leurs districts ruraux est grande. Sans oublier le tissu associatif, qui doit nous emboîter le pas et s'engager dans des actions de sensibilisation et pourquoi pas contribuer à la préservation de ce patrimoine. Et je pense que, si chacun s'y met, nous gagnerons ce pari. Voulez-vous nous brosser un tableau de l'état actuel de ce patrimoine dans les régions ? Nous n'avons pas mené une démarche strictement exploratrice sur le terrain pour dégager des statistiques. Mais, il est évident qu'il y a feu en la demeure et qu'une action de sauvegarde s’avère urgente pour sauver les meubles. L’«hégémonie » des matériaux comme le ciment et les parpaings dans le paysage architectural de nos compagnes crève les yeux. Nos villages commencent à perdre leurs spécificités architecturales. Si rien n'est fait pour arrêter ce rouleau compresseur, ils seront, à coup sûr, complètement défigurés à brève échéance. Y a-t-il des actions entreprises par votre Association dans le sens de la préservation des bâtisses faisant partie de ce patrimoine ? Pour le moment nous avons commencé par une démarche strictement de sensibilisation. C'est une action basique très importante pour gagner cette bataille. Lors de notre Rencontre printanière d'Idaousmlal, nous avons organisé un voyage d'une centaine de jeunes Semlalis de Casa et de France … qui se sont rendus à Idaousmlal pour prendre part à la manifestation. Le but, loin d'être festif et récréatif, est surtout de diffuser la connaissance de ce patrimoine et de leur expliquer l'importance de ce legs des ancêtres, qui témoigne d'un art et d'une méthode ingénieuse de nos maîtres artisans d'antan. D'où la nécessité de sa préservation. Nous avons mis à la disposition des visiteurs plusieurs stands où sont exposées des photos mettant en exergue les différents genres de constructions traditionnelles et les motifs ornementaux des façades caractérisant le cachet architectural local. Les générations montantes, dont les parents se sont sacrifiés à les élever et les former dans des écoles, durement, dans les villes, ont dans la foulée oublié, par contrainte financière, leurs maisons et biens de Tamazirt. Si bien qu'on voit aujourd'hui de vieilles constructions, faute d'entretien, s'écrouler. Si alors un jour, un de ces jeunes pensera construire une demeure dans son village, il se souviendra certainement de la leçon. Y a-t-il d'autres actions en perspective ? L'Association est en train de construire un centre de formation aux métiers d'artisanat traditionnels, à l'exemple de l'orfèvrerie en argent, la fabrication des babouches locales, la broderie sur le tissu des habits traditionnels locaux,…etc. En plus, nous avons décidé d'y enseigner la maçonnerie traditionnelle locale. Ce métier est menacé de disparition. Nos maîtres artisans l'ayant perpétué des générations durant, ont vieilli ou sont décédés. Si bien qu'on voit aujourd'hui, malheureusement, que nos Mâlmins ne s'y connaissent qu'en béton et parpaings. Quant à l'art et aux techniques de construction traditionnelle, on peine vraiment à trouver ceux qui y excellent encore. Et lorsqu'ils sont disponibles, ils demandent des prix prohibitifs. Voilà pourquoi nous souhaitons que les personnes ainsi formées prennent la relève. Afin de ressusciter cet art, le démocratiser, pour ainsi parvenir à sa préservation. D'autre part, nous menons actuellement des concertations continues d'abord avec un groupe d'architectes «engagés», qui sont soucieux de la préservation de cet art, pour pouvoir élaborer des plans de construction qui prennent en considération nos spécificités, afin de les mettre à la disposition des habitants désireux de réaliser des projets de construction à Idaousmlal. Nous avons ouvert aussi des débats avec les marchands de matériaux de construction à Idaousmlal. Car certains éléments comme la pierre de l'ardoise (dit Akfaf en berbère) utilisée pour faire des motifs décoratifs sur les façades ne sont disponibles que dans la région de Tafraout. Il faut donc les mettre à la disposition des habitants. Plus important, nous venons d’obtenir des élus et autorités locales leur autorisation d’adopter le style architectural traditionnel comme modèle type auquel doit se conformer tout projet de construction. Comment comptez-vous inciter les habitants à construire selon ces modèles ? Vous savez, l’association n'a aucun pouvoir d’imposer tel ou tel modèle. Cela relève, bien entendu, des compétences des élus et des autorités. Mais notre seule force de persuasion réside dans notre argumentaire. Nous expliquons l'importance de cette richesse architecturale, les aspects et les valeurs artistiques qu'elle recèle et ses éventuelles implications dans la vie socioéconomique des populations de la région. Par contre, nous avons commencé par donner l'exemple et cela a réussi. L'Association de bienfaisance d'Idaousmlal a entrepris plusieurs constructions dans le cadre du renforcement et de la mise en place des équipements socioculturels dans la région (mosquée, centre de formation aux métiers d'artisanat local, foyer féminin…). Nous avons, alors, fait montre d'un minutieux et intelligent respect de la reproduction de l'architecture locale. Les gens n'ont pas contesté. Ils ont trouvé que c'est du beau travail. Les passants s'arrêtent souvent pour admirer ces œuvres et les prendre en photos. Une prise de conscience s’est vite opérée chez les habitants. On a vu beaucoup d'entre eux qui entreprennent des projets de construction, soit des ouvrages d'habitation ou autres, imiter les modèles s'inspirant de l'architecture locale. C'est déjà un grand pas et un acquis pour nous. Notre souhait est de faire du centre d'Idaousmlal un patelin exemplaire, un modèle à suivre dans toute la région, en matière d'architecture originale locale. Source : http://www.libe.ma Lib..Mardi 27 Avril 2010 IDRISS OUCHAGOUR
Contribution le : 28/04 13:13:08
|
|
|
_________________
Gatak zund idudan cherkat tidikelt |
||
|
||
Vous ne pouvez pas débuter de nouveaux sujets.
Vous pouvez voir les sujets.
Vous ne pouvez pas répondre aux contributions.
Vous ne pouvez pas éditer vos contributions.
Vous ne pouvez pas effacez vos contributions.
Vous ne pouvez pas ajouter de nouveaux sondages.
Vous ne pouvez pas voter en sondage.
Vous ne pouvez pas attacher des fichiers à vos contributions.
Vous ne pouvez pas poster sans approbation.











