Accueil Articles Associations Forum Photos Contact
 
 
Inscription Gratuite |     Connexion      
  
 
Menu Principal















    


Parcourir ce sujet:   1 Utilisateur(s) anonymes



« 1 (2)


Re: Le journal de Tafraout
Semi pro
Inscrit:
12/08/2009 16:05
De Adad Tafraout Tanger Casa
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 92
Niveau : 8; EXP : 57
HP : 0 / 189
MP : 30 / 586
Hors Ligne
Slam n'Rbbi fellawn,

Tiznit aménage une nouvelle zone industrielle


· Une superficie de 38 ha

· Coût du projet: 80 millions de DH

A l’instar des grandes villes, Tiznit aménage sa zone industrielle localisée dans la partie nord de la ville, entre la route nationale Agadir (RN1) et la route provinciale Tafraout. Elle s’étend sur une superficie de plus de 38 ha. La nouvelle zone propose 459 lots répartis en différentes catégories allant de 250 m2 à 15.000 m2. Des lots destinés à abriter de petites, moyennes et grandes entreprises. Le coût de l’aménagement de cette zone, qui va permettre des opportunités d’affaires à la population locale, s’élève à 80 millions de DH. Une bonne partie des travaux d’aménagement a déjà été réalisée. Il s’agit notamment des travaux relatifs à la voirie, à l’assainissement et à la mise en place des réseaux d’eau potable, électrique et téléphonique. Ne reste plus que la finition des travaux d’équipement, précise un responsable à la commune urbaine de Tiznit.
«Al Omrane-Agadir, maître d’ouvrage du projet, a lancé les travaux dès 2007 et nous a assuré qu’ils seront finis à la mi-juillet 2010», indique le même responsable. L’état d’avancement des travaux est estimé en effet à 70%. Il faut préciser au passage qu’au niveau de la direction d’Al Omrane-Agadir, les multiples tentatives de L’Economiste pour avoir un supplément d’information relative à la zone industrielle de Tiznit sont restées vaines.
Une fois opérationnelle, la nouvelle zone industrielle impulsera le développement économique et social de la région. Elle permettra aussi d’organiser et de faire déménager les activités insalubres telles, entre autres, les taulières qui dérangent la quiétude des habitants… Nombreux sont les travailleurs dans ces petits métiers qui ont déjà exprimé leur envie de profiter de lots, individuellement ou en petits groupements. La municipalité est intervenue en leur faveur auprès d’Al Omrane pour les faire bénéficier de prix préférentiels afin de les encourager à s’installer dans cette zone. Par ailleurs, une fois les lots acquis, ils auront la possibilité, s’ils le souhaitent, de construire leur habitation à l’étage.
D’un autre côté et parce que la commune urbaine de Tiznit a le souci de l’environnement, elle a veillé à ce que la nouvelle zone industrielle dispose de sa propre station d’épuration des eaux usées indépendamment de l’actuelle station de la ville. Coût du projet: 25 millions de DH. Beaucoup de partenaires participent financièrement dont le ministère de l’Intérieur, l’Office national de l’eau potable en plus de la municipalité qui a mis à disposition le terrain en plus d’une enveloppe budgétaire de 8 millions de DH pour faire démarrer le projet.

Fatiha NAKHLI
L'économiste.

Contribution le : 21/05 11:52:21
_________________
Gatak zund idudan cherkat tidikelt
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer


Re: Le journal de Tafraout
Semi pro
Inscrit:
12/08/2009 16:05
De Adad Tafraout Tanger Casa
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 92
Niveau : 8; EXP : 57
HP : 0 / 189
MP : 30 / 586
Hors Ligne
Ahwach, Izenzarn, Tabâamrant, Toudart, Hoba Hoba Spirit … se produiront à Tafraout : Tifawine consacre le brassage des genres locaux


C'est parti ! La cinquième édition du Festival Tifawine de Tafraout se tiendra du 22 au 26 juillet courant à la place Tifawine dans la commune d'Ammelnes, toujours sous le thème de la ruralité.
Fidèle à son objectif de faire la part belle aux chants musicaux du cru, la manifestation promet cette année un plateau artistique largement représentatif des différents arts folkloriques et courants de la chanson berbère de la région du Souss.
D'abord, les Ahwachs. Le public passionné par ce genre musical traditionnel, sera régalé. Cinq troupes se relaieront sur la scène de la manifestation. L'Ahwach Aît Brayyim de la région de Tiznit, connue pour ses transes frénétiques sur fond de mélodies produites par l'habile « matraquage » du Mâalem qui joue du grand tambourin, inaugurera la première soirée musicale. La troupe d'« Ahwach des femmes de Tafraout » sera de la partie pour la première fois dans cette manifestation. Voué à la disparition, ce folklore traditionnel interprété par les villageois de Tafraout lors des fêtes populaires et pour célébrer les mariages, est perpétué par ce groupe d'amateurs remarquable par ses différentes « partitions » et qui s'est confirmé à travers un long parcours qui l'a amené à se produire dans plusieurs festivals en Europe. Ce genre est caractérisé particulièrement par des danses appelées « Assdaw » et « Lhimar » où les femmes mêlent chants et piétinements rythmés aux sons aigus du tambour (Tassaklouyt) que joue avec dextérité le chef de la troupe. Le public aura l'occasion aussi de « savourer les délices » d'Ahwach d'Indouzal, d'Arghan et de Tamanart. Une autre variante de cet art traditionnel qui privilégie, elle, contrairement aux autres, l'art des joutes oratoires; lesquelles s'accaparent la part du lion tout en s'alternant avec les longs interludes des tambours qui marquent les temps de relaxation. Un grand hommage sera rendu en l'occasion à l'artiste d'Ahwach, Mâalem Mouh Anjjar en reconnaissance à son expérience de pro accumulée au long d'une longue carrière. Pour les fans de la chanson du Souss, les organisateurs ont programmé un cocktail harmonieux et éclectique : la chanson berbère traditionnelle incarnée par les Rwaîs et l'autre se réclamant de la modernité. Les spectateurs apprécieront ainsi in live la voix engagée de la diva de la chanson amazighe: Raïssa Fatima Tabâamrant, qui revisitera les derniers tubes de son répertoire et celle de Aîcha Tachinwiyt. Deux artistes qui ont marqué la chanson traditionnelle berbère tant par les mélodies et les thématiques traitées que par leurs styles.
Raïs Lhoussine Taws se produira sur scène également. Quant à la chanson berbère moderne, elle sera incarnée à Tifawine par le fameux groupe d'Izenzarn Chamkh: la voix nostalgique des années 70 qui s'est rendue célèbre par ses mémorables « Wa Zine », « Ihzzarn », « Izm Amdlous », « Taghoyyit », « Amtta ohoy » …entre autres tubes dignes d'anthologie.
Dans le même registre, seront également invitées les troupes Imazzalen, Toudart et Ribab Fusion. Une nouvelle génération qui se veut représentative de la vague moderniste de la chanson berbère du Souss à travers des remakes et fusions sur fond de patrimoine musical traditionnel.
La troupe de Réda Allali, Hoba Hoba Spirit, égayera la nuit du samedi 24 juillet.
Côté divertissement, deux pionniers de l'humeur berbère seront de la fête. Il s'agit de Rachid Asslal, l'artiste engagé pour la cause amazighe et Lahcen Chaw Chaw qui a l'art de savoir déclencher au quart de tour l'hilarité chez son public.
Et ce n'est pas tout.
La programmation de Tifawine promet aussi des activités off
Comme à l'accoutumée, un événement culinaire d'envergure sera organisé visant à mettre en exergue les richesses de la diversité du patrimoine gastronomique de la région et les symboliques socio-confessionnelles qui sous-tendent ces préparations. Il s'agit du Méga Anwal où seront présentés une dizaine de plats traditionnels berbères comme Idrnan, Ourkimn, Taguella, Azkif, Skssou N'Tmazirt…etc.
Pour les activités à caractère social, le festival organisera le vendredi 23 juillet, la troisième édition du mariage collectif. Une initiative caritative visant à aider les jeunes démunis désirant convoler en justes noces.
Dans la foulée, une chorégraphie sera présentée lors de la soirée artistique du même jour, retraçant les divers rituels de la cérémonie du mariage berbère traditionnel.
Côté éducatif, les festivaliers seront au rendez-vous avec les olympiades de Tifinagh ; une épreuve pédagogique nationale de dictée en langue amazighe ouverte aux élèves et encadrée par les professeurs de l'RCAM.
Avant la remise des prix aux lauréats, des ateliers de peinture et de calligraphie amazighes auront lieu au profit des participants qui assisteront, par ailleurs, à la projection de nombreux films berbères ainsi qu'à des spectacles d'humour qu'animera l'artiste Abderraoûf au village de l'écrivain tafraouti Mohamed Khair Eddine.
En matière de sport, une course piétonne sera organisée le dimanche 25 juillet et avant la clôture de la soirée musicale de la même journée, un hommage sera rendu sur la scène de Tifawine à l'arbitre international de tennis originaire de Tafraout (Ammelnes), Mohamed Janati.


Tenue de l'Université rurale

Après plusieurs annonces suivies de reports lors des éditions précédentes, la première édition de l'université rurale Mohamed Khair Eddine aura lieu les 24 et 25 juillet dans la grande salle de l'établissement scolaire Mohammed V de Tafraout sous le thème: « Culture de Tafraout et Ammelnes…atouts et mémoire ».
Une vingtaine d'exposés et conférences seront présentés par de nombreux professeurs universitaires et des chercheurs. Ils vont explorer des thématiques comme celle de l'histoire et de la mémoire collectives de Tafraout et Ammelnes.
Il y sera également question des potentialités naturelles de ces régions et leurs richesses culturelles et anthropologiques et des modalités de leur mise à contribution au profit du développement local. En outre, des débats sur les phénomènes migratoires et l'impact de la migration à l'aune de la mobilisation citoyenne des ressortissants pour dynamiser les économies nationale et locale seront au menu. Quant au dernier volet de ces rencontres, il planchera sur l'art d'Ahwach et la contribution de la femme tafraoutie dans la créativité artistique relative à ce genre artistique, notamment en poésie chantée; avant d'enchaîner sur des suggestions visant à trouver des réponses à la problématique de la préservation du patrimoine artistique dans la région de Tafraout. Une autre conférence sera dédiée à l'œuvre de Mohamed Khair Eddine et surtout à la symbolique et la poétique du « lieu » au sein du legs littéraire de l'écrivain.

Samedi 10 Juillet 2010
IDRISS OUCHAGOUR

Source :
http://www.libe.ma

Contribution le : 14/07 10:29:50
_________________
Gatak zund idudan cherkat tidikelt
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer


Re: Le journal de Tafraout
Newbie
Inscrit:
16/11/2009 18:33
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 6
Niveau : 1; EXP : 47
HP : 0 / 11
MP : 2 / 27
Hors Ligne
Tifawine arrive à son âge de maturité»

Entretien avec El Houcine Alihssayni, président de l'association du Festival Tifawine d'Ammelnes-Tafraout
La région de Tafraout accueille du 22 au 26 juillet la 5ème édition du Festival Tifawine.

Libé :Le Festival Tifawine est à sa cinquième édition ,qui marque ainsi une première étape de son existence .Quel regard les organisateurs portent-ils sur cette édition?

El Houcine Alihssayni : Effectivement, le Festival Tifawine a vécu, depuis sa genèse jusqu'à aujourd'hui, une période qui doit marquer son existence. Cinq ans, c'est une tranche de vie suffisante pour s'arrêter et porter un regard rétrospectif sur une œuvre pour savoir où on en est afin de dresser un bilan d'étape. Je peux vous confirmer, sans prétention, que notre manifestation est aujourd'hui arrivée à l'âge de la maturité. Notre projet, après les balbutiements et tâtonnements de début, parvient désormais à se forger et à s'approprier une identité qui définit les contours de son champ d'action : la thématique de la ruralité. A travers ce générique, nous nous sommes efforcés de jeter la lumière sur les diverses facettes des arts ruraux, les ressusciter, faire connaître leur splendeur et beauté pour mieux les préserver. C'est la particularité du thème qui différencie Tifawine dans le grand lot des festivités ambiantes. Par ailleurs, aujourd'hui, nous pouvons nous estimer fiers du parcours réalisé. Le Festival est parvenu à répondre aux besoins de la région en termes de divertissements par sa dimension récréative. Contrairement à certains événements similaires qui ne privilégient que ce côté, nous avons essayé de donner, dès le début, à notre action, une dimension culturelle et en faire un tremplin et une passerelle pour dynamiser le social et l'économique. Cela est perceptible à travers nos menus. Des programmations telles « Le mariage collectif »,Méga Anoual, Olympiade Tifinagh, l'Université rurale …autant d'événements qui véhiculent des valeurs sociales et pédagogiques et consacrent les autres dimensions visées par le Festival. A cela s'ajoute bien évidemment le fait que Tifawine est attendu par tous les habitants en raison des flux qu'il attire et qui font bouger l'économie locale à travers des activités d'hébergement et touristiques, entre autres.

Concernant la programmation artistique de cette année, sur quels critères se sont basés vos choix et qu' apporte -t-elle de nouveau pour les festivaliers ?

Le plat artistique de la présente édition, est fidèle au slogan du Festival qui plaide pour les arts ruraux. Il suffit de le découvrir pour s'apercevoir que 70% de la matière artistique programmée est dédiée aux arts provenant des ces espaces. J'entends par là, les Ahwachs sous leurs diversités locales. Mais, par ce biais, nous manifestons également notre intérêt de voir sur scène aussi les artistes de la musique berbère moderne incarnée par Izenzarn Chamkh,Ribab Fusion,Imazzalen,Toudart…etc, des troupes connues exclusivement pour être présentes dans les milieux citadins. Et ce, dans le but, de mieux rapprocher et faire découvrir ce genre musical aux habitants du milieu rural. Et comme à l'accoutumée, Tifawine propose chaque année, une troupe surprise qui fait exception. Il s'agit lors de cette édition, du groupe Hoba Hoba Spirit de Réda Allali. C'est une formation artistique engagée. A travers son style et ses thèmes, nous sommes convaincus que beaucoup de jeunes Tafraoutis issus de la diaspora établie dans les villes et à l'étranger, s'y reconnaîtront.

Tifawine se veut un réceptacle des arts ruraux d'Ahwach. Pourtant à examiner le menu proposé, on constate l'absence de troupes incarnant d'autres types de cet art, comme par exemple l'Ahwach de l'Atlas, du Rif ou tout simplement celui d'Imjjad et Idawsmlal qui sont aussi fort représentatifs de ce genre dans sa variété locale ?

Tifawine n'agit aucunement avec un quelconque esprit de l'exclusive. Sa scène se veut, un espace ouvert à tous les arts ruraux dont la promotion, quitte à le répéter, est l'essence et le but de son existence même. Mais, nous reconnaissons que le fait de faire participer des troupes d'Ahwach du Rif et de l'Atlas, a toujours été prévu. Sauf que, les moyens financiers agissent souvent en paramètre fortement pénalisant quant à la réalisation de nos programmations. C'est, malheureusement, la bête noire de tous les organisateurs des festivals comme le nôtre. Pour ce qui est des Ahwachs d'Imjjad et d'Idawsmlal, ils honoreront certes prochainement notre scène. Ce sont deux variétés de cet art qui ont des particularités artistiques dignes d'être mises en exergue. Toutefois, pour ceux qui se demanderont pourquoi l'Ahwach des femmes de Tafraout fait parti du menu pour une deuxième fois, et peut-être qu'ils se diront que cela se fait au détriment d'autres troupes, je dois préciser que l'Ahwach des femmes est un genre en voie de disparation, pour divers raisons connues. C'est pour cela que nous le reprogrammons, afin de permettre son ancrage dans l'espace des arts ruraux et lui rendre ainsi ses lettres de noblesse.

Malgré ses ambitions affichées au profit de la valorisation des arts ruraux, ne constatez-vous pas que le Festival n'arrive pas encore à mettre en exergue les vraies valeurs artistiques de ce legs ; surtout que cet art est toujours présenté comme un prélude servant à ouvrir l'appétit des spectateurs pour d’autres plats musicaux plus alléchants ?

D'abord nous sommes absolument contre le fait de considérer l'Ahwach comme un genre à caractère folklorique. C'est très réducteur comme vision. Plus de la moitié du programme est consacrée au spectacle d'Ahwach. C'est un signe dénotant la place et l'importance accordées à cet art rural par les organisateurs. Nous avons ainsi toujours tenu à présenter l'Ahwach comme un atout, une richesse culturelle et artistique inestimable liée à la spécificité identitaire de l'homme amazigh de notre région. Mais, peut-être que nous ne sommes pas encore parvenus à faire connaître la diversité de cet art dans ses facettes, pour des raisons déjà rappelées. Nous ferons de notre mieux pour y parvenir dans les éditions à venir.

La tenue de l'Université rurale de Mohamed Khire Eddine est une initiative remarquable de cette édition. Qu'est-ce qui a retardé ce projet annoncé puis reporté pourtant depuis deux ans ?

Le problème n'est autre que celui du manque de moyens. Car les activités culturelles ont toujours moins de chance à être financées par le sponsoring. Les sponsors préfèrent souvent lier leurs contributions aux actions récréatives et de divertissement. C'est un fait déplorable !.Mais, ayant la ferme conviction que le culturel peut être un puissant levier pour dynamiser le développement local, nous nous sommes évertués à aller de l'avant pour concrétiser ce projet. Nous avons pu ainsi nous trouver des mécènes. Il s'agit de l'INDH et de la commune d'Ammelnes. Je tiens à préciser que lors de cette première édition de l' Université rurale de Mohamed Khaire Eddine, près d'une vingtaine de conférences et tables rondes seront organisées au cours desquelles les participants débattent notamment des thématiques ayant trait aux potentialités et mémoires d'Amelnes et Tafraout, des arts d'Ahwach en tant que richesse culturelle et artistique de la région, en plus d'autres sujets comme celui concernant l'œuvre de l'écrivain Khaire Eddine. Bref, voilà qui montre que Tifawine tient à montrer à ses détracteurs qui lui reprochent gratuitement de ne faire que dans le “Chtih et Rdih”, qu'il privilégie et fait du culturel son souci majeur.

Et si on vous demandait de nous dresser un bilan des cinq ans d'existence du Festival ?

D'abord, en tant qu'initiateurs et organisateurs, qui sommes tous des jeunes issus de la région, soucieux du développement de cette dernière, Tifawine nous a permis d'accumuler une riche et solide expérience en matière de management de cette manifestation. En plus, en l'espace de cinq ans, nous avons réussi à faire connaître à travers le pays et même à l’étranger, notre région ;ses atouts et potentialités, patrimoniales, culturelles, économiques et touristiques. On ne peut aucunement nier l'attrait qu'exerce la manifestation sur la diaspora tafraoutie qui se manifeste à travers ses grandes affluences sur la région lors du Festival. Ce dernier a aussi propulsé les investissements en termes de structures d'hébergement et d'accueil dont la capacité a triplé depuis l'existence de la manifestation pour pouvoir répondre aux pressions des demandes. Le Festival a pu également mettre à nu les défaillances de la région en matière des infrastructures routières, sanitaires,…etc. Les autorités sont mises devant leurs responsabilités en raison de la qualité des routes qui ne sied pas à une région qui accueille autant de visiteurs; même constat pour les services sanitaires et autres. Ce qui est affligeant, est que de nombreux investisseurs méprisent les efforts et les bienfaits que génère la tenue de cette manifestation dans la région. Cela est perceptible dans leur refus de soutenir les organisateurs.

Nous constatons l'apparition de certaines « fêtes » qui se veulent des « Festivals » dans les régions limitrophes de Tafraout. Toutefois, ces « événements festifs » pêchent par leur discontinuité et manque de choix thématiques et objectifs clairs. Comment jugez-vous cela ?

Tout festival qui ne travaille pas sur une thématique précise avec des objectifs bien déterminés, est voué à l'échec. C'est une coquille vide ;un bateau errant, à la merci des vagues. Un festival doit être porteur d'un projet soucieux du développement des citoyens ;c'est primordial. Beaucoup d'entre eux sont à dimension unique :celle qui consiste à donner le divertissement en infligeant les gens par des matraquages publicitaires. C'est du vacarme gratuit. Et un gâchis d'argent. C'est ce qui fait que ces « fêtes » prêtent ainsi facilement le flanc à la désapprobation et critiques distillées par les conservateurs qui mettent malheureusement, tout dans le même panier. La région de Tafraout, avant l'éclosion de Tifawine, a été un champ infesté par des fêtes tapageuses à but strictement commercial, organisées par des boîtes appartenant à la diaspora. Nous sommes catégoriquement contre ces options stériles. Notre Festival a apporté une nouvelle approche à l'antipode de cette perception mercantile qui tente de faire des gens des machines vouées à la consommation. Conscient de cet état de fait, Tifawine a depuis, développé une approche qui conjugue harmonieusement, divertissement qui affine les goûts et ancre dans les esprits des jeunes la fierté de leur identité et celle de l'appartenance à leurs origine à travers les plats musicaux proposés; et, en même temps, s'efforce de réussir à offrir aux gens de meilleures prestations au niveau culturel, éducatif, sportif et social. Le but final et la priorité de notre action placent toujours le citoyen et son développement au centre; loin de gagner de l'argent sur son dos.

On n'arrête pas de critiquer vivement des pratiques et dérives immorales, comme les soûleries collectives des jeunes, phénomène de prostitution ou encore la prolifération des accidents de circulation et agressions sous l’effet des stupéfiants, lors du Festival. Qu'en pensez-vous ?

Certes, des phénomènes pareils trouvent leurs viviers dans les vastes espaces ruraux, pas toujours assurés totalement en termes de sécurité. Mais, nous, les organisateurs, nous faisons de notre mieux pour bannir ces pratiques dans les espaces de Tifawine et offrir aux visiteurs une ambiance saine. Grâce aux services des autorités publiques et ceux de la sécurité privée. Donc, notre responsabilité se limite à ces espaces seulement. Le Festival ne peut pas faire aussi fonction de police de mœurs. Mais, je dois souligner que ces fléaux sont bien présents dans la région avant même 2006, date de naissance de notre Festival. On se demande alors pourquoi certaines voix accusent Tifawine, à tort. Alors que les Moussems et Inmougarn restent comportent également des risques de ces dépravations. Ceci au moment où le Festival, conscient de cette situation, programme chaque an des mariages collectifs au profit des jeunes; c'est un rempart pour se prémunir contre la prostitution !. Par ailleurs, Tifawine a eu le grand mérite d'être le premier à tirer la sonnette d'alarme pour dénoncer la corruption qui a rongé l'institution traditionnelle de « Skar ». Une tradition locale qui tolère aux jeunes de la région de se rencontrer en plein public, pour se connaître dans la perspective d'un projet de mariage. Nous avons organisé à ce propos beaucoup de conférences et débats afin d'expliquer aux jeunes la pertinence de cette tradition et les mécanismes de son fonctionnement. Car, nous avons constaté que des dérives altèrent gravement l'esprit et la philosophie de cet ingénieux legs. Les détracteurs de Tifawine balaient d'un revers de main tout cela, pour se complaire dans la critique gratuite d'un projet réussi.

Mercredi 21 Juillet 2010
ENTRETIEN REALISE PAR IDRISS OUCHAGOUR.

Contribution le : 24/07 17:22:25
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer


Re: Le journal de Tafraout
Newbie
Inscrit:
16/11/2009 18:33
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 6
Niveau : 1; EXP : 47
HP : 0 / 11
MP : 2 / 27
Hors Ligne
Open in new window

Contribution le : 29/08 02:25:49
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer


Re: Le journal de Tafraout
Newbie
Inscrit:
16/11/2009 18:33
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 6
Niveau : 1; EXP : 47
HP : 0 / 11
MP : 2 / 27
Hors Ligne
عمود تاغلاغال ن مارور


فرتليس


فرتليس تلك الحشرة التي نستأنس بها كتيراً في تامازيرت تحوم حولنا و نحن نستنير بقنديل او تججاجت... انها حشرة اليفة تعشق الليل و العتمة وتحب الطيران في الضلمة فرتليس ا سم امازيغي مركب مشتق من إفارَّينْ و تيلاس. حشرة تنزعج كتيراً من تيفاوين و لا تحب تيفاوت وترغب كتيرا في القضاء عليها بل والانتقام منها. لانها سبب موت كل ابناء جلدتها من كل اصناف ابخوين فاجدنا الامازيغ يرددون مقولة خالدة تقول (إغر ربي ارواس س أطوف ارواس اسكراس تيفراوين ) ليترك عمله المتسم بالمتابرة والكد والتفاني و يلتحق بفرتليس و امتاله في حربهم الدونكيشوطية ضد تيفاوت.
فرتليس حشرة مزعجة احيانا لكن ليس الى الحد الدي تشكل فيه خطراً على حياتنا ، فهي لا تلدغ، و لا تلسع، لدالك لا حاجة لنا بالمبيدات الحشرية للقضاء عليها، ولا للمضادات الحيوية لاحتراس من سمومها، بل يكفي التمسك بتيفاوين للقضاء عليها.
فرتليس همه الوحيد هو تخريب كل منابع تيفاين من تاشمعت، تيفتيلت، تالفنارت، لقنديل.... لانها فوانس تشوش على حياتها، على فضاءتها الرحبة المضلمة.
فرتليس في يومنا هدا لم يعد وحيدا في معاناته السيزيفية ضد تيفاوين، لقد انضم الى حزب اد بو تيلاس الدي يضم خيرة الانتهازيين من (ايت سكسو دوغو الخدمت اهو) و من كل اصناف هليمة (ايلي مو تينين خفافيش الضلام ستعرابت) و ابخوين، ولا يتوانا عن استغلال كل الوسائل و الالييات و القنوات لاجل تحسيس بني جلدته بمخاطر تيفاوين.
هدا النوع من فرتليس قد تجده تارة يحرص على حضور الاجتماعات و اللقاءأت ليتفنن في استضهار بلاغات الخطابة و تكرار نفس المصوغات، و تارت اخرى تصادفه على اعمدة جريدة رصيفية، على صدر مقالة مأجورة و بأسم مستعار يتملق فيها عقلية التخلف و يداهن فيها الفكر الضلامي، و قد تلتقي به على بوابات الانترنيت و هو يجتر نفس خطابه العدمي الرافض لكل بصيص نور يستهدف تسليط الاضواء على مؤهلات منطقتنا العزيزة، وما تكتنزه من خبايا تقافية و تراتية، طبيعية و بشرية، مؤهلات لو تم إستثمارها لتحولت تافراوت الى دائرة المردودية و الرفاهية.
فرتليس و ادبو تيلاس لن يصمدوا امام تيفاوين و هدا قدرهم المشؤوم، مهما زوقوا ونمقوا خطابهم بقناع الدين و الهوية و سيجوه بتراتيل الاخلاق و مثون الرجعية، لان منابع تيفاوين قوية و مثينة، و خطابهم متماسك و واقعي، وفوانيسها ستضل مشتعلة و منيرة في سماء املن و تافراوت، وستبرز للعيان مكامن قوة منطقتنا و مواطن ضعفها ايضا، لكن نعمل جميعا، كل من موقع مسؤليته للدفع بعجلة التنمية نهو افاق الاستدامية.
وليحيا فرتليس في بحر تانديلافت.
الحسين الإحسيني مجلة التواصل الجمعوي

Contribution le : 29/08 07:26:00
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer


Re: Le journal de Tafraout
Newbie
Inscrit:
16/11/2009 18:33
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 6
Niveau : 1; EXP : 47
HP : 0 / 11
MP : 2 / 27
Hors Ligne
reactions à l'article précédent sur le lien suivant:

samlala.com

Contribution le : 30/08 01:55:08
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer


Re: Le journal de Tafraout
Newbie
Inscrit:
16/11/2009 18:33
Groupe:
Utilisateurs enregistrés
Post(s): 6
Niveau : 1; EXP : 47
HP : 0 / 11
MP : 2 / 27
Hors Ligne
Entretien avec Réda Allali, leader du groupe Hoba Hoba Spirit : “Nous ne faisons pas de la musique pour plaire”

Ce fut la première fois que la troupe Hoba Hoba Spirit a donné un spectacle dans une localité amazighe. Non sans succès. Des milliers de fans tafraoutis se sont rués à la place Tifawine pour acclamer les artistes du groupe. Libé : Que Hoba Hoba Spirit se produise dans une ville comme Tafraout, qu’est-ce que cela vous fait? Réda Allali : Nous nous produisons souvent dans les grandes villes. Mais qu’on puisse donner un spectacle ici, c’est une fête pour nous! Notre musique, de par son genre, est, disons-le, née dans les cités urbaines, dans des circonstances et un contexte particulier. Du coup, nous n’avons jamais pensé qu’un jour nous serons appelés à chanter ici. Toutefois, la symbiose qui s’est installée entre nous et les spectateurs tafraoutis est extraordinaire. Ça nous a étonnés de voir des jeunes filles et garçons reprendre simultanément avec nous en chœur les tubes interprétés. En plus on a passé deux jours dans la famille de notre manager qui est d’Amanouz. Cela nous a permis de découvrir cette belle région qu’on ne connaissait pas auparavant.

Mais, comment expliquer que vous ayez accepté de chanter dans une région amazighophone, alors que votre musique est plutôt arabophone?

Personnellement, je pense que le fait qu’on vous catalogue ou étiquette musique des jeunes, de la ville, des Aroubia (le rural arabophone), c’est la presse et les journalistes qui s’évertuent à le faire à tort. Alors que la réalité est tout autre. A voir de près dans notre quotidienneté, on s’aperçoit facilement que le Marocain est d’une culture hétéroclite et hybride qui fait de son identité un élément composé, le prédestinant à s’imprégner et goûter aux deux « sauces ». Du coup, ses goûts musicaux sont éclectiques ; il peut être arabophone et entendre le chant amazigh comme beaucoup d’amzighophones apprécient les chansons arabes. Cela montre, évidemment, la puissance de la musique comme expression qui transcende toutes les barrières traditionnelles, linguistiques, géographiques… pour s’imposer comme un langage intercommunautaire et interculturel.
Pensez-vous que vos chansons véhiculent aussi les préoccupations des jeunes amazighs ruraux?
Vous savez que nos œuvres ne concernent pas particulièrement les jeunes. Quand je joue de la musique, c’est ce qui me hante personnellement que je transforme en paroles chantées. Peut-être, les autres s’y reconnaissent ! Mais ce n’est pas un but en soi. Nous ne faisons nullement dans la propagande politique. Nous produisons de la musique pour créer la bonne ambiance, détendre les gens et leur donner l’occasion d’exprimer leur joie pour se dégager le temps d’une soirée, des humeurs stressantes.

Comment définissez-vous votre musique?

Notre devise musicale, c’est l’énergie. Nous adoptons des rythmes marocains (reggae, Gnaoua). Et d’autres «volés» à l’Occident. Nous nous inspirons beaucoup du reggae. Mais, c’est surtout l’énergie rock que nous imprimons à nos chansons. D’ailleurs, nous ne nous efforçons pas de faire de la belle musique qui plait! A travers nos œuvres, nous aspirons à faire dans l’insolite ; nous ruons dans les brancards du « système » établi . Autrement dit, c’est comme si nous étions embarqués à bord d’un bateau ou d’un train qui emprunte son trajet normal et du coup on le fait dérailler. C’est l’image que renvoie notre « ligne musicale »! .

Ne projetez-vous pas d’organiser une tournée dans les contrées rurales?

Nous n’avons aucun empêchement à le faire. Sauf que les responsables, avec cette prolifération bénéfique des festivals que connaît notre pays, n’ont jamais pensé à la création de salles de musique et de répétition si l’on veut vraiment voir émerger de nouvelles troupes sur la scène musicale nationale. Le monde rural, grâce aux moyens de communication disponibles actuellement, n’est plus à la traîne par rapport à nos centres urbains. Les chansons de la ville y sont écoutées et appréciées…Et la musique rurale s’exporte bien vers les cités urbaines. C’est un champ riche en patrimoine musical qu’il faut investir. Pourquoi donc ne pas l’associer à cette dynamique musicale que connaît notre pays? Je trouve qu’il est injuste que nos espaces urbains trustent des activités artistiques à travers tant de concerts, festivals qui s’y organisent … Et, au passage, je voudrais souligner qu’il est tout autant navrant, que ces derniers soient regroupés tous en période estivale. A laquelle succède un vide sidéral le reste de l’année ! ... Non! il est temps de penser à l’organisation des activités culturelles pendant l’hiver.

Si on vous demandait les titres de vos chansons qui enflamment le plus le public, que répondrez-vous ?

Je peux vous dire Hoba s back, Trabando, Fhamator, Blad Skizo… De toute façon, Hoba Hoba Spirit est un grand buffet où l’on trouve de tout. Des produits que nos auditeurs aiment, d’autres qu’ils n’apprécient pas … Je pense que c’est cette mixture baroque de bon et de mauvais qui fait la force de nos produits. Toutefois, l’audience de notre musique gagne du terrain aussi bien au Maroc qu’ailleurs. Le succès de nos tournées organisées en Europe, Afrique, Amérique… en témoigne.

Lundi 30 Août 2010
ENTRETIEN REALISE PAR IDRISS OUCHAGOUR /JOURNAL :LIBERATION

Contribution le : 01/09 13:33:42
Créer un fichier PDF de la contribution Imprimer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 (2)




Enregistrer votre réponse
Compte*
Nom   Mot de passe   Authentification 
Message:*


Vous ne pouvez pas débuter de nouveaux sujets.
Vous pouvez voir les sujets.
Vous ne pouvez pas répondre aux contributions.
Vous ne pouvez pas éditer vos contributions.
Vous ne pouvez pas effacez vos contributions.
Vous ne pouvez pas ajouter de nouveaux sondages.
Vous ne pouvez pas voter en sondage.
Vous ne pouvez pas attacher des fichiers à vos contributions.
Vous ne pouvez pas poster sans approbation.

[Recherche avancée]





Nouveaux membres
tahala55 29/08/2010
jobcrawl 29/08/2010
BENSALTANA 15/08/2010
gotfraout 07/08/2010
idanunle 05/08/2010
robinbat 06/07/2010
taifour 02/07/2010
tilila 01/07/2010
afalag 27/06/2010
andromac 06/06/2010
Qui est en ligne
7 utilisateur(s) en ligne (4 user(s) are browsing Forums)

Membre(s): 0
Invité(s): 7

Plus ...
Top envois
1 echbab 92
2 ERRACHID 69
3 assif_00 57
4 admin 54
5 Archach 40










 

Tous Droits réservés © 2008-2009 Amisdetafraout  | Contact : contact@amisdetafraout.ma   Design By MMD